magical girl of the end redimensionné

Manga : Magical Girl Of The End, une apocalypse zombie pas comme les autres

Posté le 10 novembre 2014 par

Les Editions Akata permettent de découvrir Magical Girl Of The End, première série de Satô Kentarô. Ninik’s land se penche aujourd’hui sur le tome 1 de ce shonen un peu particulier.

Le point de départ de ce manga se révèle des plus classique. Le héros est un adolescent, qui se rend à son lycée, dans ce qu’il croit être un jour comme les autres – ce qui implique ennui et lassitude. Le début d’une apocalypse, assez proche d’histoires telles que High School Of The Dead, va bouleverser la donne. En effet, une créature débarque dans le lycée, et massacre tout le monde. Et les morts vont se relever, et continuer à tuer, comme dans toute invasion zombie qui se respecte.

magical girl of the end tome 1

Mais l’auteur, bien que se basant sur une trame archi-convenue, arrive pourtant à insuffler de la nouveauté, et créer un récit diablement original, du fait de la nature des créatures qui lancent l’attaque. Il s’agit en effet de petite filles, vêtues façon gothique, et ne disant qu’un seul mot : « Magical ». Ces magical girl proviennent d’un trou dans le ciel, ayant l’apparence d’un pentacle, et chacune dispose de pouvoirs aussi vicieux que variés pour massacrer les pauvres humains tombant à leur portée. De plus, les zombis, en se relevant, se voient dotées d’une robe, et lâchent eux aussi d’étranges « Magical » en poursuivant leurs proies.

Cette particularité intrigue diablement, et rend Magical Girl Of The End des plus intéressant, l’autre point étant le côté gore de l’oeuvre. Ce manga est particulièrement sanglant, violent et sauvage. Le sang jaillit de toute part, les morceaux de cadavres giclent en tous sens, et les très beaux dessins de Satô Kentarô rendent vraiment justice à cette histoire à la violence aussi débridée qu’amusante. En effet, ce côté sanglant loin de tout réalisme plonge Magical Girl Of The End dans une ambiance série B d’horreur certes atroce, mais pas vraiment malsaine.

Ce premier tome, de surcroît, se concentre sur la survie, et évite tout temps mort. La séquence d’exposition, présentant le personnage principal, ne dure que quelques pages, et les autres protagonistes sont volontairement caricaturaux, pour que le lecteur les distingue immédiatement, sans de longs tunnels dialogués. Nous avons le bad boy, l’étudiante timide, les deux pestes, la bimbo au large décolleté, le grassouillet un peu lâche, par exemple, et l’auteur n’hésite jamais à tailler dans le vif du groupe pour en décimer ses membres. Les dialogues sont, eux-aussi, réduits au minimum et, mis à part une séquence de léger repos dans une pièce barricadée, où les personnages trouvent une idée pour fuir le lycée, et découvrent, via twitter, que l’abomination qui les frappe s’étend à tout le Japon, les héros passent beaucoup de temps à courir et à éviter d’être tué. Les dialogues sont surtout des interjections, des cris, des suppliques et des exclamations, et ce premier tome se lit ainsi très vite, l’intensité ne faiblissant jamais, jusqu’à une fin de volume laissant sur une interrogation quant au devenir des héros, confrontés à un danger inconnu.

Magical-Girls-of-the-end- 1

Magical Girl Of The End est une série qui débute ainsi diablement bien. Tempo maîtrisé à la perfection, tension qui ne faiblit jamais, gore débridé et créatures étranges et originales sont au menu. Reste à découvrir comment l’auteur continuera son histoire, et quelles sont les raisons de cette Apocalypse, mais Magical Girl Of The End mérite diablement le détour.

Magical Girl Of The End, de Satô Kentarô, disponible chez Akata depuis le 28 mai 2014

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