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Jeu de Plateau : City Of Horror, la dure loi de la survie en milieu zombiesque

Posté le 7 juillet 2014 par

Survivre à une invasion zombie en sacrifiant quelques uns de ses camarades, c’est ce que propose City Of Horror, paru chez Repos Production.

En ouvrant la boite, le joueur est agréablement surpris par la qualité du matériel, et a immédiatement envie de plonger dans cet univers. En effet, il découvre plusieurs parties modulables qui permettent de créer le plateau de jeu, avec les lieux emblématiques où pourront se dissimuler les survivants. L’église, le château d’eau, l’armurerie, la banque, le croisement ou encore l’hôpital, sont les endroits importants de cette petite ville, qui doit tenir une nuit entière face à une invasion de zombies, le temps que les secours viennent chercher les personnes restantes. Chaque lieu possède deux faces, rendant les parties potentiellement très différentes les unes des autres.

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Les joueurs (entre trois et six, mais il est préférable d’y jouer à quatre minimum, pour que le jeu prenne tout son sel) se partagent les personnages présents, qui représentent des archétypes de ce genre d’univers. La blonde, l’agent du gouvernement, l’homme d’affaire, le cuisiniez asiatique, sont ainsi quelques exemples des protagonistes coincés parmi les morts-vivants.

Chaque tour de jeu représente une heure de temps. La partie commence à minuit, et se termine à quatre heure du matin, avec l’arrivée des secours. Chaque tour, les joueurs peuvent déplacer un personnage (et un seul) vers un lieu de son choix. La destination est déterminée par une carte que tous disposent face cachée, au début du tour, puis est pioché la carte désignant ce qui va se produire durant cette heure précise. Ainsi, les joueurs choisissent où ils vont aller, avant de savoir ce qui va se passer, et découvrent, ensuite, où débarquent les zombies, et combien ils sont.

C’est là que le jeu prend tout son sens car chaque endroit possède une condition pour que les zombis attaquent et, si lutte il doit y avoir, un personnage meurt automatiquement (eh oui, dur de survivre!). Mais ce sont les joueurs qui doivent voter pour dire quel protagoniste va voir un de ses personnages présents se faire cruellement dévorer. Aussi, pour faire pencher la balance en leur faveur, les participants peuvent utiliser de l’équipement, en tuant quelques créatures pour éviter que l’attaque ne survienne (mais attention, le matériel est rare) ou négocier avec les autres joueurs pour avoir son vote. Pour cela, tous les coups sont permis. Promesses d’aide (et rien n’oblige à la respecter par la suite), don d’équipement, menace…

Et, pour récupérer le matériel lâché chaque heure par les secours, là encore, un vote détermine quel joueur distribuera, comme bon lui semble, entre les joueurs, les cartes d’un lieu. Ainsi, le jeu nécessite de se trahir, de s’allier, de négocier, et d’une bonne dose de bluff pour essayer de survivre à cette nuit d’horreur. A cela s’ajoute une capacité spéciale de chaque personnage (mais l’utiliser les épuise, et un personnage épuisé rapporte moins de points à la fin), et certains ont des handicaps (la blonde attire les zombies). De plus, il est nécessaire de trouver des antidotes, car seul ceux ayant des antidotes peuvent être sauvés, les autres étant cruellement abandonné par l’hélicoptère des secours. Même les lieux ont des capacités, permettant de s’aider, une fois par tour.

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City Of Horror a été créé par Nicolas Normandon, qui a déjà travaillé sur un jeu de morts-vivants, et livre avec ce jeu un petit bijou. Les règles sont faciles à appréhender, et chaque partie est complètement différente. Le jeu est beau, engageant, et, avec ce système de vote, City Of Horror est d’une originalité sans faille. Au lieu de lancer des dés, de tuer des zombies, ou autre mécanisme du genre, les joueurs doivent raisonner, réfléchir au mouvement du personnage, à comment s’allier des autres pour éviter de perdre trop de personnages.

Ainsi, City Of Horror est un jeu qui se met en place facilement, pouvant vite s’expliquer, et ne durant pas de nombreuses heures, mais n’est pas un gros jeu apéritif. Il se sort facilement lors d’une soirée ou d’un moment entre amis, emmène ses joueurs dans une ambiance d’apocalypse zombie bien crée, mais ne rebute pas les personnes craignant des règles trop complexes.

City Of Horror est un jeu qui se doit d’être découvert, et qui mérite vraiment le détour, plaisant aux joueurs occasionnels aussi bien qu’aux passionnés, qui pourra provoquer l’engouement aussi bien chez les amoureux des morts-vivants que chez les autres.

City Of Horror, de Nicolas Normandon, disponible chez Repos Production.

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