Arkham horror redimensionné

Jeu de plateau : Arkham Horror, lutte sans merci contre les Grands Anciens

Posté le 9 mai 2014 par

Parmi tous les produits dérivés concernant l’univers de Lovecarft, le célèbre écrivain d’horreur, penchons-nous aujourd’hui sur Arkham Horror.

Lovecraft est un auteur qui a tellement influencé l’imaginaire qu’on retrouve ses adaptations, plus ou moins déguisées, ténues ou fidèles, quasiment partout. La littérature est en tête, bien entendu (si, en ce moment, l’éditeur l’ivre-book lui rend hommage avec ses courts textes de la collection Calling Cthulhu, il y eut nombre d’autres anthologies sur le thème. Robert Howard, correspondant du maître de Providence, s’est même plié à l’exercice de l’hommage), mais le cinéma n’est pas en reste. Stuart Gordon est considéré comme l’adaptateur officiel des œuvres de l’écrivain (avec une qualité des plus variable), mais Evil Dead utilise le célèbre Necronomicon (livre mythique pour les amateurs du maître), et il est possible de citer l’anthologie Necronomicon, qui a été le point de départ de la carrière cinématographique de Christophe Gans. Si le jeu de rôle reste l’adaptation la plus fidèle de l’univers de l’auteur (avec l’Appel de Cthulhu), qui a marqué plusieurs générations d’amateurs d’horreur, il y eut nombre de jeux vidéos, et plusieurs jeux de société. Parmi ceux-ci, Arkham Horror vaut le détour pour sa fidélité et ses liens avec le jeu de rôle.

Arkham Horror

En effet, les joueurs y incarnent des investigateurs, alliés, qui viennent d’arriver dans la célèbre ville d’Arkham, alors que d’étranges événements laissent à penser qu’un Grand Ancien risque d’arriver pour détruire le monde. Nos aventuriers doivent donc explorer la ville, à la recherche d’équipements (armes, sortilèges ou autre), et d’indices sur le Mythe, qui leur permettront de lutter contre les créatures qui jaillissent un peu partout, surgissant de portails vers d’autres univers (les contrées des rêves, R’lyeh et autres mondes étranges et lovecraftiens). Les joueurs doivent fermer ces portails et, pour ce faire, voyager dans ces mondes, avant qu’ils n’atténuent trop la frontière avec la réalité, et que notre Grand Ancien n’arrive.

Les personnages possèdent un background et des compétences, et les règles utilisent un système simplifié propre au jeu de rôle. Il faut ainsi faire des jets de chance, de connaissance ou de combat, par exemple, selon les situations et, pour ce faire, lancer un certain nombre de dés, chaque 5 ou 6 comptant pour une réussite. Chaque lieu visité permet des rencontres aléatoires, et offrent nombres de possibilités (exploration, devenir membre d’une secte secrète, etc).

arkham horror 2

S’il est possible de jouer jusqu’à 8 joueurs (et l’on peut même s’amuser seul, mais l’intérêt est moindre), il est conseillé d’en rester à quatre ou cinq participants, pour éviter des tours de jeu trop long. Sorti de cela, les règles sont assez simples, et des jauges empêchent que la partie s’éternise trop. Un niveau de terreur (qui n’avance pas très vite) ferme ainsi divers lieux, mais surtout, le nombre de portails ouverts en même temps est limité (variant selon le nombre de joueurs). S’il est atteint, le Grand Ancien arrive, et un combat, qu’il est très rare de gagner, débute (et scelle donc souvent la partie, avec une défaite commune de tous les joueurs). Ainsi, l’ambiance est assez respectueuse, même si plus dynamique que dans les nouvelles de Lovecraft (il est rare, dans les livres de l’auteur, de réussir à combattre un monstre à l’épée à deux mains ou à coup de dynamite), et les parties sont assez variées. En effet, chaque Grand Ancien (8 dans la boite de base) amène des bouleversements différents dans la partie, de même que les différents personnages possèdent des compétences très variées, mais restent assez équilibrés les uns par rapport aux autres.

De plus, avec des événements aléatoires différents, selon les lieux, ainsi qu’un différent par tour, qui amène des bouleversements, des créatures et autres, sans parler de ce qui se déroule dans les autres mondes, tout cela fait que les parties se suivent et ne se ressemblent jamais.

Arkham Horror est donc un excellent jeu, au pouvoir ludique des plus vaste (surtout qu’il existe plusieurs extensions), que les rôlistes, mais aussi les amateurs de jeux de plateau à l’ambiance recherchée, ne peuvent qu’adorer.

Arkham Horror, de Kevin Wilson et Richard Launius, disponible aux Editions Edge Entertainment

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