wika redimensionné

Bande-dessinée : Wika et la fureur d’Obéron, un conte de fée pour adultes mâtiné de steampunk

Posté le 11 juillet 2014 par

Le dessinateur Olivier Ledroit s’associant au romancier Thomas Day, pour un récit steampunk ? Ninik’s land ne pouvait laisser passer l’occasion de se pencher sur cette nouvelle perle de chez Glénat.

En effet, Olivier Ledroit est un grand nom de la bande-dessinée franco-belge, ayant dessiné des perles comme Les Chroniques de La Lune Noire (qui l’ont fait connaître du grand public) ou, plus récemment, le très sombre Requiem. Il est aussi possible de citer l’excellent Sha ou encore les deux premiers tomes du très lovecraftien Xoco. On retrouve d’ailleurs immédiatement la patte de l’homme dans Wika et la fureur d’Obéron, ses personnages ressemblant beaucoup à ceux qu’il a dessiné pour Les Chroniques de La Lune Noire (le jeune homme prenant Wika sous son aile a des airs du héros de l’oeuvre en question), de même que la manière qu’ils ont de voir se déchaîner un pouvoir qui les dépasse, présent dans leur sang, leur héritage génétique. Mais le dessin de Ledroit est si beau, si magnifique, que feuilleter cette bande-dessinée donne immédiatement envie de se plonger dans cet univers, où se mêlent créatures étranges, Wika, fée à la sensualité délicieuse et aux tatouages fascinants, steampunk (des fées revêtues d’acier et utilisant des mousquets, difficile de na pas trouver cette association fascinante), bruits, fureur, violence.

Wika

Thomas Day est un auteur de roman qui a marqué de son empreinte les amateurs de fantasy sauvages, avec des livres comme L’Instinct de l’équarisseur, ou encore La Voie du sabre. Ainsi, les deux hommes qui s’associent pour proposer une relecture des contes de fées, ambiance steampunk, ne peut que faire rêver, et c’est sans surprise que Wika et la fureur d’Obéron se révèle une des bombes de cette année, qui donne envie de suivre cette série. Bien entendu, ce premier tome pose les bases de cet univers, et il faudra attendre la suite pour découvrir les tenants et aboutissants de ce scénario et voir si l’histoire passionnera sur la durée.

Wika parle donc d’Obéron, roi cruel qui décide d’annihiler une famille de fée, pour ensuite oppresser son peuple, s’appropriant toute la magie, torturant les fées, et préférant utiliser la science. Mais une fée, bébé, a survécu, et se rend, une fois adulte, à la capitale, Avalon. Elle ignore qui elle est mais, en découvrant l’amour, va voir ses pouvoirs se réveiller, et comprendre qui sont ses ennemis, et commencer à s’en charger, de manière violente et sauvage. Des dessins sublimes, parfois en pleine page, font plonger le lecteur dans ce conte de fée pour adulte, empli de créatures perverses, de sang, de dangerosité, et, une fois commencé, impossible de s’arrêter avant la fin.

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Wika et la fureur d’Obéron est une œuvre à découvrir de toute urgence. Ne reste plus qu’à espérer que la suite ne tardera pas. Le tome est introduit par Pierre Dubois, l’elficologue bien connu (auteur, entre-autre, d’un Contes de Crimes passionnant, qui présente la rencontre des deux auteurs et la manière dont est né cette histoire. La plume de Pierre Dubois est toujours aussi poétique, et l’homme, jouant délicieusement bien sur les mots, amène une touche très intéressante à Wika et la fureur d’Obéron.

Wika et la fureur d’Obéron, de Thomas Day et Olivier Ledroit, disponible chez Glénat.

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