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Bande-dessinée : Lucifer Sam, thriller sataniste, entre classicisme et horreur

Posté le 23 juin 2014 par

Glénat nous fait découvrir un thriller sataniste avec Lucifer Sam, dont le tome 1, Les portes de l’enfer, arrive chez nous.

La découverte d’un premier tome est toujours importante. Il s’agit du moment où le lecteur découvre le dessin qui rythmera l’oeuvre, ainsi que les personnages et l’intrigue, qui commence à s’esquisser. Derrière les dessins, nous trouvons Marco Nizzoli, dessinateur confirmé et habitué à oeuvrer dans la bande-dessinée. On le trouve ainsi au dessin de plusieurs œuvres érotiques, et il a même collaboré avec Alexandro Jodorowski. Avant de travailler avec Michelangelo La Neve sur Lucifer Sam, il avait déjà collaboré avec le scénariste sur Esp l’ange prédateur.

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La Neve, lui, s’est essayé très tôt au dessin avant de se concentrer à l’écriture, travaillant entre-autre sur des aventures de Dylan Dogs ou encore Martin Mystère, avant de se pencher sur plusieurs séries qui lui sont propres, comme Esp ou encore Le jour des magiciens.

Et voilà que les deux hommes reviennent avec Lucifer Sam. Vu le peu d’épaisseur de la bande-dessinée, le lecteur sait que ce premier tome n’est qu’une mise en bouche mais, dès les premières pages, les planches de Nizzoli attirent l’oeil. Belles bien que classiques, elles illustrent assez bien cette histoire qui, rapidement, se montre assez prévisible.

Nous découvrons ainsi un jeune Américain, très proche de sa mère, auteure à succès. Les deux vivent presque en symbiose et, pour fêter ses 18 ans, sa mère l’envoie en vacance à Paris. A peine l’avion pris par son fils, elle se fait sauvagement assassiner, alors que notre jeune homme ne sait pas encore qu’il va tomber entre les mains d’une étrange secte sataniste.

Adorateurs du diable, complots, sacrifices, manipulation sont au programme et, soyons honnête, rien de ce qui est conté ici n’est original. Il s’agit cependant d’un premier volume, et il faudra attendre pour voir si l’auteur veut nous laisser dans des terrains balisés ou s’il entend nous surprendre. Sa manière de mélanger le récit dans le récit (avec l’histoire écrite par cette dame) est cependant très bien intégré, et ne peut que fasciner.

Même si tout cela est prévisible, l’histoire n’en est pas moins passionnante et bien écrite. Le personnage principal est attachant, ses péripéties intéressantes, et Nizzoli et La Neve nous mettent même une petite dose d’érotisme bien-venu. C’est, cependant, dans son basculement que Lucifer Sam surprend. Si l’ombre d’une menace plane longuement sur notre héros, si le lecteur sait tout de suite que sa mère a été sauvagement assassiné, la bande-dessinée reste assez calme, déroulant un thriller plein de mystère mais qui évite de choquer. Jusqu’à un retournement violent plongeant le lecteur dans une horreur tétanisante propre à donner des nausées. Ce virage surprend, prend au tripe, et fascine par sa maîtrise.

Au final, si Lucifer Sam est assez classique, le lecteur ne peut qu’être impatient de découvrir la suite. Les portes de l’enfer est une première mise en bouche fascinante, qui promet le meilleur, même si elle continue, par la suite, à ne pas surprendre. Le lecteur, cependant, ne peut que souhaiter être pris au dépourvu.

Lucifer Sam tome 1 : Les Portes de l’enfer, disponible chez Glénat.

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