fate zero redimensionné

Manga : Fate Zero tome 1, seinen entre guerre secrète et légendes arthuriennes

Posté le 8 octobre 2014 par

Nouvelle série chez Ototo Manga, Fate Zéro intrigue et interpelle par sa couverture délicieusement seinen. Alors que le quatrième tome arrive, il était temps que Ninik’s land se penche sur le début de cette saga.

Se plonger dans le premier tome d’une série, c’est avoir l’espoir d’être accroché par de beaux dessins et un scénario passionnant, mais savoir que cette introduction ne sera qu’un avant goût. En effet, un premier volume est souvent une présentation des personnages, de l’univers et des enjeux, et il faut souvent attendre le deuxième (parfois même le troisième) pour que le récit prenne véritablement son essor.

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Cependant, en ce qui concerne le manga qui nous intéresse aujourd’hui, l’univers dépeint est des plus riche, puisque Fate Zero est une préquelle de Fate/Stay Night. De plus, avant de s’être décliné en manga, il s’agit d’abord d’un light novel (comme Spice&Wolf), c’est à dire un roman (ici illustré) destiné aux jeunes adultes. La série a eu droit à une adaptation en animé,avant d’arriver dans le manga, édité en français par Ototo, preuve de l’intérêt de cet univers.

Fate Zero prend comme cadre une guerre secrète, durant notre époque. Certaines factions ont recréés le Saint Graal, artefact magique qui, régulièrement, sélectionne plusieurs personnes, qui pourront invoquer un grand guerrier (de différentes castes) des temps anciens. L’invocateur et son serviteur se retrouvent alliés, et ils doivent défaire les autres combattants. Les deux vainqueurs pourront demander un souhait au Saint Graal. Et l’Eglise est chargée de surveiller que tout se déroule selon les règles.

Immédiatement, le trait de Shinjirô fait plaisir. De beaux dessins s’étalent devant les yeux du lecteur, entre superbes lieux et personnages charismatiques (les demoiselles sont très sexy), et c’est ainsi avec engouement que le lecteur se plonge dans ce récit, dans lequel apparaît rapidement le Roi Arthur (qui est en fait une demoiselle), combattant invoqué par le héros de l’histoire.

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Le lecteur découvre donc avec plaisir le Roi Arthur, atypique (et sexy) mis en scène de manière très surprenante, mais aussi, d’une part, des personnages très éloignés des héros et méchants typiques. Le personnage principal est loin d’être un héros sans reproche, ce qui constitue un des ressorts intéressant de l’histoire, puisqu’il doit faire alliance avec le symbole de la chevalerie et de la droiture. Le scénario se complexifie aussi avec des manipulations et autres plans machiavéliques, tous les moyens étant bons pour gagner. Entre les fourbes qui cherchent à remporter par la ruse, l’Eglise qui n’est pas si neutre qu’elle paraît, et les réflexions sur les raisons qui fait qu’une personne ait été choisie par l’artefact, nous ne sommes pas en présence d’un manga type Les Chevaliers du zodiaque, avec de nombreux duels d’honneur. Au contraire, tous les coups étant possible pour gagner, la bande-dessinée semble tendre vers des planifications et des études machiavéliques, chaque maître et chaque servant étant différents et ayant des motivations très éloignées. A cela s’ajoute même un peu d’humour, grâce à Alexandre le Grand, qui entend régler rapidement cette histoire de combat pour pouvoir conquérir le monde.

Au final, Fate Zero débute délicieusement bien, prouvant qu’Ototo Manga sait choisir les séries qu’il édite, et on ne peut qu’avoir envie de se lancer rapidement sur le deuxième tome (d’autant que le premier s’achève alors que le premier véritable combat va débuter).

Fate Zero, tome 1, de Shinjiro et Urobuchi Gen, disponible chez Ototo Manga depuis le 25 février 2014

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